Ici, nous sommes dans l'Ouest et quand la légende dépasse la réalité, on filme la légende.
mercredi 27 février 2019
Un plan
Lumière
Cadre
Personnage
Géométrie
Sémiologie
Informations
Eléments de diégèse
My Darling Clementine (John Ford-1946)
mardi 25 décembre 2018
4 films (et un bouquin)
Ce mois-ci, grâce à
notre bienfaiteur Youtoube,
trois films qui donnent envie de revoir des classiques.
13 West Street Philip Leacock (1962) Lutte sans merci est
l’adaptation du très bon The Tiger Among Us de
Leigh Brackett (Sonnez
les cloches-
Série Noire n° 406) avec Alan Ladd et Rod Steiger. L’intrigue
tourne autour d’une bande de fils de famille qui agressent sans
aucune raison valable de bons américains. On se demande bien entendu
pourquoi ces étudiants de
l’american dream
nourris aux flocons d’avoine, jus d’orange de Floride et
feuilletons
télévisés tabassent cet ingénieur qui construit des fusées pour
l’armée américaine ? Parce que l’ingénieur est joué par
le lymphatique Alan Ladd ? Oui, peut-être, mais ce n’est pas
suffisant. Souvenez-vous de Rebel Whitout Cause
de
Nick Ray et vous aurez un début de réponse . Un début
seulement parce que le film lui, ne donne aucune réponse et se
concentre plutôt sur l’ingénieur qui, à son tour, pète un peu
les boulons. J’écris, un peu, parce que Alan Ladd est totalement
incapable de péter les boulons, qu’on se le dise ! Bon, je
vous rassure tout va bien se finir et les
revendeurs de flocons d’avoine et de jus d’orange de Floride
seront rassurés.
Brute-Force (1947) de Jules Dassin avec le bestial Burt Lancaster pose lui aussi une
question capitale : pourquoi les hommes enfermés en prison
veulent-ils absolument en sortir ? Ne riez-pas, charmante
Elvire, les loups sont réellement dans le pénitencier ! Comme
dans bon nombre de films sur le même sujet, profitant de la
faiblesse du directeur, nous avons un sous-directeur qui s’inspire
des méthodes de la Gestapo pour faire régner la terreur chez les
détenus. Ces détenus de la cellule 27, justement, qui racontent
chacun leur propre histoire grâce à trois ou quatre flash-back. Il
est amusant de constater que tous ont étés bernés par des
représentantes de la gente féminine. Il est fort probable que ce
script serait aujourd’hui censuré par le ministère des droits de
la femme au nom de la fameuse parité. Tout ceci va s’achever
comme prévu, avec une émeute générale qui verra Burt le costaud
balancer le sous-directeur de la grande tour du mirador principal,
comme King-Kong avant lui. La
aussi, pas de vraie réponse à la question principale et les
représentants de la loi et de l’ordre moral seront rassurés.
Le dernier
Tournant (1939) de
Pierre Chenal avec Michel Simon est la première adaptation
cinématographique du grand roman de James Cain The
Postam always rings twice (Le
Facteur sonne toujours deux fois-1933. )Là encore, une unique question. Lorsque le vagabond arrive dans ce
relais-restaurant géré par Michel Simon et sa très jeune et
séduisant femme, on devine qu’une idylle va se nouer entre les
deux (je parle du vagabond et de la jeune femme, nous sommes en
1933!) la question est quand ? Bon, question idylle les choses
ne sont pas trop mal construites mais, c’est dans l’atmosphère
générale que l’on trouve la faille. Parce que, dans le roman de
Cain, cette atmosphère si particulière de la
grande dépression fait partie intégrante de l’intrigue. On
pourrait même se risquer à dire qu’elle en était un des
personnages invisible et pourtant si présent. C’est cette grande
dépression qui a enfanté le personnage du vagabond.
Malheureusement, sans cette diégèse indispensable le film ne laisse
apparaître qu’une simple histoire de ménage à trois.
J’ai
aussi visionné Arlette
de Claude Zidi avec Christophe Lambert et Josiane Balasko. Mais,
c’était la semaine où je lisais Mort et vie
de Bobby Z
de Don Winslow et je ne me rappelle plus très bien du film. J’espère
qu’on se reverra l’année prochaine. Bises.
Julius
Marx
samedi 24 novembre 2018
Un classique
Le classique c'est Tangoku to Jigoku (Entre le ciel et l'Enfer) de Akira Kurosawa.
Voilà un film
devenu un classique pour deux raisons majeures à mon sens : son
contenu et sa mise en scène. Veuillez donc, amis, me faire l’honneur
de vous installer face à moi, dans le grand cercle de la spirale
organique et accepter cette tasse de thé. Ainsi, portés par le
souffle vital qui imprègne toutes choses en un, nous allons échanger
d’abord sur le contenu. Dans les années soixante la
maison
de production
Tōhō acquiert, à la demande de Kurosawa, les droits d'adaptation
de Rançon
sur un thème mineur,
roman noir
de la série du
87e District d'Ed McBain. Ce
qui intéresse probablement le maître japonais dans cette histoire
d’enlèvement (1), c’est le caractère social que ne manque
jamais d’aborder Mc Bain dans ses romans. Et puis, on peut aussi
penser qu’il a très vite compris que le genre noir
collerait
parfaitement à
une intrigue se déroulant dans ce Japon d’après-guerre où les
vaincus vivent une
période pour
le moins compliquée, où les gangs,
le marché noir et la corruption, sont souverains. Cette époque
ressemblant comme deux gouttes de saké à celle de la prohibition
américaine, cet indispensable terreau fertile dont Dashiell Hammett,
puis d’autres ensuite, ont si bien profité.
Mais, Kurosawa est
aussi un humaniste et le sort réservé à son peuple le préoccupe
manifestement. Puisque nous parlons du peuple, pourquoi ne pas
s’autoriser à penser que le titre original du film Tengoku
to Jigoku fait référence à ce peuple
d’en bas cher à
Jack London ; peuple
d’opprimés qui lutte comme
il le peut, et
avec ses moyens limités, pour tenter
de rejoindre le
peuple d’en haut , celui
des puissants et des riches. Dans
l’exposition du film (dont nous parlerons plus tard) on peut donc
observer que la maison du riche commerçant se situe sur une colline
dominant la ville, bien au-dessus des taudis surpeuplés et
grouillants d’activité.
Cette
lutte entre le peuple d’en haut et celui d’en bas va donc occuper
une place importante dans la narration et dans
l’hypothèse dramatique du
film.Avant de passer à la
mise en scène proprement dite, offrons-nous un petit résumé pour
les veinards qui n’ont pas encore vu ce film.
Dans
sa luxueuse villa
Kingo Gondo, fondé de pouvoir d'une importante fabrique de
chaussures, a
réuni
les membres de
son
conseil d'administration, qui tentent d'imposer une nouvelle
politique de "chaussures bon marché", à laquelle s'oppose
Gondo. Soudain,
on annonce que son jeune fils a été enlevé, ce qui sème la
panique, car le ravisseur
de l’enfant
demande une rançon de 30 millions de yens. Mais un délicat dilemme
survient lorsqu'on apprend que le ravisseur s'est trompé et a en
fait enlevé le fils du chauffeur de Gondo. Après une longue
hésitation, et sous la surveillance secrète de la police, il décide
de payer la rançon.
Dans
cette fameuse et très longue exposition (filmée comme il se doit
« au
ras du tatami »)
l’auteur prend le temps nécessaire de nous faire partager la vie
du personnage principal, de
sa famille (dont le rôle de chacun est clairement défini) et de ses
collaborateurs.
Cette réunion se tient donc dans un calme absolu où les femmes
servant des rafraîchissements donnent l’impression de flotter
entre les hommes assis en cercle. Toute la séquence est filmée en
plans larges, donnant l’impression d’une succession de tableaux.
Les
mots sont brefs, calculés ; les gestes précis et presque
théâtrales.Ce parti-pris d’une installation longue et méthodique
va sceller ce récit de façon remarquable. De
cette façon, l’annonce de l’enlèvement du garçon (plot-point)
va nous surprendre et nous allons adopter sans sourciller (et encore
sous le choc) son point de vue, ses décisions et ses résolutions.
Habile donc, cette entrée en matière tout en douceur qui
s ‘achève dans le chaos.
Dans
la deuxième séquence, le personnage principal va être
dans l’obligation de
descendre dans la ville d’en bas pour remettre la rançon au
ravisseur. A partir de ce moment-là tout s’accélère. Quelque
scènes dans un train sont même filmées caméra épaule, je
pense, accentuant le caractère urgent de cette quête.
On a compris que chaque séquence aura donc sa propre entité
et sa propre
méthodologie dans le but unique de servir le récit. Comme une
partition écrite avec soin, les séquences défilent en rythme
tantôt soutenu, tantôt plus lent. La
descente « aux enfers » de l’industriel (composée
et articulée comme un véritable voyage initiatique)
va se poursuivre jusqu’à
la scène du climax
qui montrera le
vrai visage du ravisseur.
J’aurai
pu employer le verbe « dévoiler » pour cette scène
remarquable, étudiée dans toutes les écoles de cinéma, avec
ses décors visibles
ou à
demi-dissimulés
par
de légers rideaux blancs flottant
au vent.
Je
doit ajouter également un
autre élément très important ;
la chaleur. Etouffante,
elle
ne
cesse de renforcer l’atmosphère déjà lourde
et pesante
de l’ensemble. Cette
chaleur pesante, on peut d’ailleurs la retrouver dans deux autres
grands films noirs de cette période du Maître ( L’Ange
Ivre
et Chien
enragé
).Vous
l’aurez compris, tous ces « détails » de mise en
scène, ces
personnages puissants, ces lieux inimaginables que l’on découvre
au fil des scènes, finissent
par faire apparaître
un véritable tableau du
monde corrompu, pas très éloigné de l’Enfer
de
Dante.
Par
moi on va vers l'éternelle souffrance ;
Par moi on va chez les âmes errantes.
Par moi on va chez les âmes errantes.
Puis,
enfin, notre voyageur finira par retrouver sa maison, là-haut, sur
la colline, au-dessus de ce monde, triomphant
du vertige, des illusions et de la peur.
S’il
le veut, notre héros pourra même observer les étoiles.
Julius
Marx
(1)
Dans le japon de cette époque mouvementée, les enlèvements contre
rançon ne cessaient d’augmenter.
mardi 25 septembre 2018
Cahiers de Cinéma (7)
Miracle !
Enfin un grand
docu ! Vu chez mon fidèle Youtoube le
film que Win Wenders a écrit pour Sebastiao Salgado. La narration
(alternant habilement la pure biographie et l’errance des idées)
est si subtile qu’il me vient un frisson en l’évoquant pour
vous. Le contenu est soigné, les commentaires avisés et les photos
du grand Salgado miraculeuses. Si
vous ne connaissez pas encore ses photos, il est grand temps pour
vous d’entrer dans la nef des lumières.
Noir
La
chaîne Arte Cinéma
(toujours chez Youtoube)
propose (au beau milieu d’un salmigondis d’inepties ) deux
grands films d’Akira Kurosawa. Notez que tous les films du maître
nippon sont grands, mais, ceux-là intéresseront plus
particulièrement les amateurs de Noir. Je ne parle évidemment pas
de chocolat mais du genre de littérature né pendant la grande
dépression de 1929 aux Etats-Unis dont H.GWells disait qu’ils
sont un pays dont l’hyperbole est tempérée par l’efficacité.
Ces deux films Chien enragé
et Entre le ciel et l’Enfer,
nous en avons déjà parlé ensemble
et si vous ne les avez pas encore vus, il est grand temps pour vous
de
vous allonger au ras du tatami.
Réflexion
1
Se
souvenir qu’un film est une œuvre d’art (mais pas nécessairement
), et qu’il n’existe que dans une quatrième dimension, le
temps. Une œuvre d’art de trois centimètres de large et de deux
kilomètres et demi de long. La vitesse du déroulement est
régulière : mille six cent quarante-cinq mètres à l’heure.
Il existe deux routes connues et balisées : celle des frères
Lumière et celle de Georges Méliès. La route réaliste, le train
qui entre en gare de La Ciotat et qui suscite « toujours »
la même surprise (avec ses multiples variantes en mouvement :
avion, voiture, bateau ; mais aussi guerre, révolution,
bagarre) ; et puis la route fantastique, la
lune en carton, le pôle Nord, les effets extraordinaires et
d’avant-garde avec des bouts de carton, un regard facétieux sur
l’homme, sur les mythes, la comédie (rien ne procède
naturellement, tout est extrapolation humaine), et caetera.
On
est pas obligé de suivre l’une ou l’autre de ces voies. Il vaut
mieux en inventer une troisième, un point de vue tout aussi
merveilleux, celui des songes et de l’art.
Réflexion
2
L’ennui
engendre la littérature et je dois m’attendre à de l’ennui. Un
scénariste est une invention de la société qui met l’ennui à
profit.
Coup
de crayon
Ces
deux belles réflexions sont extraites du livre d’Ennio Flaiano Le
jeu et le massacre. Un
bouquin que je viens d’achever et dont à peu près toutes les
pages se retrouvent magnifiquement illustrées de coups de crayon
gras (lignes, croix, cercles et rectangles). Si vous ne connaissez
pas encore ce scénariste et auteur italien , il est grand temps pour
vous de revoir les grands films de Fellini.
Julius
Marx
samedi 1 septembre 2018
Le jeu et le massacre
Le cinéma, quel ennui infini, supercherie, masturbation! Et tout ça sous couvert de dispenser la vérité! Emphase, hyperbole, redondance sont la base du langage cinématographique. Emphase de l'écran, hyperbole esthétique, tout doit être beau, séduisant. Redondance des images, une rose est une rose, un paysage est un paysage, une femme est une femme.
Ennio Flaiano
Le jeu et le massacre
jeudi 14 juin 2018
Cahiers de Cinéma (6)
Le Maître
Si vous aimez le cinéma noir, le roman de la même couleur, et les belles chemises hawaïennes, visionnez vite sur notre bien-aimé Youtoube le one-man show du grand James Ellroy sur la scène de la cinémathèque française le 15 décembre 2016. https://www.youtube.com/watch?v=lewwJPKR_EE
Bien entendu, vous aurez droit à la fameuse question : " Quelle est (selon vous) l'influence de la ville de Los Angeles sur les films tournés?" Mais, bon, sa réponse vaut à elle seule le détour.
Ensuite, l'animateur voudra connaître l'opinion de l'écrivain sur les films adaptés de ses œuvres (comme si cela avait encore de l'importance !) et nous entrerons dans le vif du sujet ( pas trop tôt!) lorsque le maître donnera sa liste des grands films noirs. Comme de coutume dans ce genre de débat, tous les participants prennent grand soin de ne pas trop approfondir les questions, mais vous, fidèles lecteurs, vous vous demanderez pourquoi le maître dit de plusieurs films "qu'ils n'ont pas de profondeur"? Vous aurez probablement la réponse avant la fin du doc.
Théâtre
Une pièce de théâtre est plus convaincante qu'un film parce qu'un film est une histoire de fantômes. Les spectateurs n'y échangent pas d'ondes avec des êtres en chair et en os. La force du film est d'afficher ce que je pense, de le prouver par un subjectivisme qui devient objectif, par des actes irréfutables parce qu'ils se produisent devant les yeux. On arrive, grâce à son véhicule vulgaire, à rendre l'irréalité réaliste.
Jean Cocteau
Le journal d'un Inconnu
Dîner en ville
Monsieur vient de raconter une histoire qui a plongé les convives dans une hilarité générale.
"Dommage qu'elle ne soit pas de vous", dit Monsieur au scénariste assis en bout de table.
-N'ayez crainte, elle le sera bientôt ! réponds l'intéressé.
Documentaires
Les documentaires sont très souvent bien plus palpitants que les films de fiction proposés aujourd'hui. Peut-être parce qu'ils sont habilement mis en scène à la manière d'un cinéma "d'avant" c'est à dire en privilégiant les structures et en prenant toujours soin de ne pas laisser le spectateur à la porte.
Pourtant, cette mode agaçante des teasers empilés les uns sur les autres et promettant le sensationnel, avant d'entrer enfin dans le vif du sujet, à de quoi nous décourager.
Ellroy, again.
Grâce au maître, je me suis précipité sur mon ordinateur-friend pour revoir le Rôdeur de Losey et La griffe du passé de Tourneur. Pour le Losey, l'article est déjà sur ce blog quant au Tourneur, nous en reparlerons bientôt. Si Dieu le veut !
L'Indic
Surveillez la sortie prochaine de cet excellent noir magazine où Julius donne son avis sur Rope de Hitch.Il y a également beaucoup d'autres articles de talentueux rédacteurs qui ne ménage pas leur peine. C'est vrai.
Julius Marx
mercredi 23 mai 2018
Une merveille
Un
film, c’est un contenant et un contenu. La ligne dramatique, les
images, la lumière, le son, la musique et la mise en scène forment
le contenant .Le contenu se résumant à la seule réflexion, la
pensée, du réalisateur.
On
peut donc facilement en déduire que les éléments d’un contenant
sont tous au service du contenu. Mais, on peut aussi affirmer la
possibilité d’apprécier l’un sans aimer l’autre, même si
l’un ne va pas sans l’autre.
Prenons
un exemple simple. Le contenu du film de Martin Scorcese La
dernière tentation du Christ ne
m’intéresse pas, même
si son contenant reste brillant.
Pourtant, j’aime Mean Streets
dans
sa totalité
(contenu et contenant). Dans ce film, la religion est
pourtant omniprésente (crucifix, discours sur la morale, le Bien, le
Mal ,le pêché, Nombreuses visites au prêtre etc...). Il est
évident qu’elle reste au service d’un contenu quasi-obsessionnel
chez Scorsese : la réussite.Ainsi, le personnage principal doit
composer avec ces éléments de diégèse là.
Bon.
Tout ceci est bien joli mais, cette subtile réflexion appartient
elle aussi à un monde totalement dépassé. Un monde qui ne rêve
plus, ou au moins qui ne cherche plus à donner son avis (son point
de vue, objectif ou non) sur ces choses très embarrassantes pour
l’homme depuis la création de l’humanité que nous résumerons
d’une manière un peu simpliste par la liste des péchés capitaux.
Alors,
disons qu’un bon film possède un thème fort, un contenu
intéressant (dans le sens où il va nous permettre de réfléchir)
et un contenant à la hauteur.
C’est
bien le cas de Gunfigther de Henry King (1950) avec
Gregory Peck. Le contenu de ce film, c’est un peu Le salon de
musique de Ray ou Le guépard de Visconti. Il
s’agit là d’un thème devenu presque classique aujourd’hui.
Notre personnage principal ( un bandit rescapé du très fameux
règlement de compte à OK Coral) ne comprend plus le monde dans
lequel il est obligé de survivre. Lui, le survivant d’un monde
dépassé ou la plupart des conflits se réglaient par le Colt. Ce
nouveau monde des bourgeois « rangés » et repentis, il
voudrait bien le rejoindre mais, le destin en a décidé autrement.
Pas très difficile donc d’imaginer son état d’esprit lorsqu’il
se rend dans la petite ville qu’il a quitté, il y a si longtemps
déjà, pour retrouver celle qu’il aime. Même si son ami (un
ancien bandit lui aussi) devenu shérif lui facilite un peu la tâche
, nous comprenons qu’il va échouer et qu’il devra
inévitablement payer pour ses fautes. De fautes, justement, nous
n’en découvrons aucune dans le contenant. Images, jeu des acteurs
parfaits, atmosphère de plus en plus pesante, bref, une merveille !
Bon,
allez vite voir ce beau travail sur notre bien-aimé Youtoube , à
qui nous rendons grâce et si vous n’aimez pas ce film, promis, je
mange mon chapeau !
Julius Marx
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